The Book of Ivy – Amy Engel

Auteur : Amy Engelthe-book-of-ivy-581703

Titre : The Book of Ivy

Edition : Lumen

Année : 2015

Nombre de pages : 341 p.

EAN / ISBN : 2371020354

Genre : Young adult/dystopie

Résumé de l’éditeur :
Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ?
À la suite d’une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s’est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s’est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. Cette année, mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L’objectif, c’est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu’un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu’un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu’en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l’enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Mon avis :

Avec ce roman, on se plonge directement dans un univers dystopique comme je les aime. La guerre nucléaire a fait rage, la population a du mal à se reconstruire et pour préserver la race humaine, on marie les jeunes gens entre eux afin de procréer plus rapidement… Sur le coup, ça peut faire peur à certains lecteurs comme ça peut en attirer d’autres. L’univers reprends des éléments bien connus de la dystopie : après guerre, classes sociales, des êtres privé de libre-arbitre.

L’histoire en elle-même est intéressante mais déjà vue. Une jeune fille élevée dans le but de venger sa famille, de reprendre ce qui leur est dû en tuant un personnage clé. Pour ne pas trop en dévoiler sur l’intrigue, je vais entrer directement dans le vif du sujet. A la base, Ivy est une jeune fille que sa famille considère comme faible mais elle a une mission de la plus haute importance qui pèse sur ses épaules. C’est par elle que tout le mécanisme afin de changer les choses doit s’activer. Niveau personnalité, elle est jeune de caractère, quelque fois un peu naïve, mais si elle croit bien en quelque chose, c’est en la mission qu’elle doit accomplir. Son père les a préparées, elle et sa soeur, depuis tant d’années en leur inculquant certains principes, savoir qui haïr (bouuh le président c’est un méchant bonhomme) et pourquoi. Si son père lui dit que la présidence revient de droit à sa famille, pourquoi Ivy remettrait-elle tout ça en question ?

Et c’est là que ça devient intéressant. Jusqu’à quel point peut-on croire ce qu’on nous a appris ? Peut-on tuer de sang froid un garçon avec qui on vit malgré nos certitudes ? Et comment réagir quand ce jeune homme ne correspond pas à l’image qu’on avait de lui ? Tuer quelqu’un qu’on ne connait pas semble facile, tuer quelqu’un qui partage notre quotidien ne l’est plus autant. Au fil des pages, Ivy commence à réfléchir par elle-même, elle remet tout en question et elle se rend compte que tout n’est pas aussi simple. Elle apprend à connaître son nouvel entourage (notamment Bishop qui s’avère être quelqu’un de discret, renfermé, avec des opinions bien à lui) et voit sous un autre jour sa propre famille. Elle grandit à sa façon et fait des choix afin de préserver ce en quoi elle croit. Malgré tout, elle reste une adolescente de 16 ans avec ses joies et ses peines et donc, ses actes ne sont pas toujours réfléchis. Entre ce qu’elle découvre et ce qu’elle croit, il y a un monde. Concrètement ce n’est pas un personnage déplaisant mais j’aurai aimé qu’elle soit un peu plus « dur », elle a bon avoir du caractère, elle ne sait pas comment faire face ce qu’on lui demande. Autre mention particulière, elle se bat pour faire stopper les mariages forcés afin que les femmes puissent choisir leur époux et être libre d’exercer le métier que bon leur semble… ah, féministe et moderne, j’aime ça !

On apprends des choses par rapport au monde qu’il reste, par rapport à certains personnages et faits mais j’aurai aimé en savoir davantage. Ce roman se base vraiment sur le point de vue d’Ivy, de ses idées et de sa relation avec Bishop. Je reste sur ma faim, j’aurai aimé que certains aspects soient aussi plus développées (la guerre nucléaire, course à la présidence, conditions de vie de la population,…). On peut très bien écrire un roman young adult on en le développant sur bien des aspects. Peut-être serais-je rassasiée dans le deuxième tome ?

The Book of Ivy n’est certes pas le livre de l’année mais il a su me divertir et me donner envie de lire la suite.

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Bilbo le Hobbit – J.R.R. Tolkien

Auteur : J. R. R. Tolkien9782253049418-T

Titre : Bilbo le Hobbit

Edition : Le livre de poche

Année : 2012 (35e éd.)

Nombre de pages : 384 p.

EAN / ISBN : 9782253049418

Genre : Fantasy

Résumé de l’éditeur :
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

Mon avis :

J’ai décidé de lire ce classique il y a quelques semaines. D’une part parce que je voudrais bien développer ma culture littéraire (les classiques et moi, ce n’est pas une grande histoire d’amour) mais aussi parce que j’ai adoré l’ambiance des films et que j’ai voulu la prolonger. La Fantasy n’est pas un genre que j’apprécie à la base. Elle ne me dérange pas mais ne m’attire pas plus que ça. Mais je ne sais pas, il y a quelque chose dans l’univers de Tolkien qui m’accroche. Bref, me voilà lancée dans cette lecture.

Je suppose que bon nombre d’entre vous connaissent l’histoire de Bilbo le Hobbit pour avoir déjà lu le livre et/ou vu les films. Pour ceux pour qui ce ne serait pas le cas, sachez que le livre regroupe les trois films. Donc oui, ils ont réussis à nous faire trois films sur base d’un bouquin de même pas 400 pages. C’est pourquoi j’ai été déçue du troisième film, j’ai trouvé qu’il tirait en longueur et qu’on essayait de combler les trous. Soit. L’histoire de Bilbo est une jolie histoire qui nous emmène dans des aventures rocambolesques. Il n’y a pas un chapitre sans action, tout s’enchaîne pour donner envie au lecteur de continuer à tourner les pages. Personnellement, je ne me suis pas ennuyée. J’ai redécouvert les scènes telles que dans les films et d’autres qui sont inexistantes ou abrégées. Les personnages sont attachants, pas forcément poussés dans leur description psychologique mais nous n’avons pas besoin de ça pour savourer notre lecture.

J’avais un peu peur avec ce genre littéraire mais finalement, ça a été. Parfois les descriptions tirent en longueur mais cela donne un certain charme à l’ouvrage. Par contre les noms ne sont pas toujours évident à retenir et je me suis souvent emmêler les pinceaux mais tant que j’ai retenu les principaux, c’est l’essentiel^^.

Outre l’histoire, ce qui m’a surtout plu c’est le style de l’auteur. Tolkien est un conteur. Il réussi à vous raconter une histoire de telle façon qu’on a l’impression qu’on l’écoute. Du moins, c’est l’effet que ça m’a fait. C’est fait pour en fait vu qu’il s’agit d’un conte destiné aux enfants à la base.  Il  s’implique aussi dans ce qu’il raconte, il donne son avis, ça donne une dimension vraiment humaine au récit. Il part quelques fois dans des explications qui s’éloignent de l’histoire originale (parler d’une anecdote pendant deux pages  m’a souvent fait perdre le fil). J’ai découvert un auteur et franchement je le place haut parmi les auteurs que j’admire.

Pour faire court, je dirais que ce livre se lit vite, on s’attache facilement aux personnages et à l’histoire même si on la connaît. Beaucoup d’action, de beaux passages et surtout une merveilleuse plume. De quoi vous faire voyager en quelques heures.